Les risques des lampes à basse consommation - Actualités NetSE - Santé et Environnement

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03/06/2009

Les risques des lampes à basse consommation

par Emmanuel Grenier Les lampes fluorescentes compactes ont été largement promues pour leur faible impact environnemental. Mais certains se sont inquiétés de leur impact sanitaire négatif sur des malades spécifiques. Le Comité scientifique des risques sanitaires émergents et nouveaux (CSRSEN/SCENIHR) de la Commission européenne, qui s’est saisi du dossier, vient de rendre son rapport.

Certains médicaments engendrent des problèmes cutanés lorsque les patients qui les consomment sont en même temps exposés à la lumière. Inversement, d’autres médicaments utilisés dans le traitement de certains cancers requièrent que le patient soit exposé à la lumière pour être activés, et ceux-ci peuvent causer des problèmes de peau chez certains patients. Les patients recevant un tel traitement pourraient potentiellement réagir de façon très légèrement plus prononcée s’ils sont exposés à la lumière de lampes fluocompactes plutôt qu’à la lumière de lampes à incandescence. Ces réactions négatives ne devraient toucher qu’un nombre relativement faible de personnes et pourraient être évitées en utilisant des lampes fluorescentes compactes à double enveloppe, lesquelles filtrent mieux les rayons ultraviolets.

De façon générale, le CSREN estime que les lumières scintillantes n’aggravent pas les symptômes de maladies comme les migraines ou l’épilepsie. « Rien n’indique que le scintillement et les champs élecromagnétiques des lampes fluocompactes posent un risque pour les malades sensibles ».

Par contre, le CSREN reconnaît que les rayons UVC et la lumière bleue peuvent potentiellement aggraver les symptômes de certains patients souffrant de maladies qui les rendent anormalement sensibles à la lumière. Dans le pire des scénarios, cela concernerait approximativement 250 000 personnes au sein de l’Union européenne. Le risque des lampes fluorescentes compactes est négligeable pour la population en général. Néanmoins, l’utilisation près du corps (moins de 20 cm de distance) et durant de longues périodes de certaines lampes fluorescentes compactes constituées d’une seule enveloppe de verre pourrait mener à des expositions ultraviolettes proches de la limite de travail actuelle fixée pour protéger les travailleurs de dommages cutanés et rétiniens. « L’utilisation de lampes basse consommation à double enveloppe de verre atténuerait grandement voire entièrement les risques, tant pour la population en général que pour les individus sensibles à la lumière » conclut le CSREN.

Pour aller plus loin sur le site de la Commission