24/06/2009
Un chef d’entreprise française sur deux imperméable à l’environnement
Un chiffre qui montre que l'on est encore très loin de la révolution écologique promise par certains. L'étude ne différencie pas l'environnement en général et la santé environnementale, mais on peut imaginer que les résultats seraient proches.
par Emmanuel Grenier
Selon une étude du groupe de conseil Grant Thornton, réalisée auprès de 7.200 entreprises privées de 36 pays, les chefs d'entreprise sont 43 % en Europe et 36 % dans le monde à ne pas vouloir mettre en place des pratiques favorables à l'environnement dans leur entreprise si celles-ci avaient des effets négatifs sur leurs profits. En France, la proportion atteint 53 % contre 61 % au Danemark, 57 % au Brésil, 54 % aux Etats-Unis, 49 % au Royaume-Uni, 45 % au Canada, 43 % en Allemagne, 40 % au Mexique, 26 % en Suède et 20 % en Grèce.
Robin Edme, l’un des auteurs de l’étude explique que « Ces résultats sont à relativiser, au moins pour l’Europe, dans la mesure où les obligations environnementales sont déjà très fortes et que le contrôle des impacts environnementaux est très encadré. Les politiques "vertes" des entreprises françaises et européennes sont déjà anciennes. En revanche, ces résultats montrent bien que toute politique de développement durable, pour être intégrée au cœur de la stratégie, doit faire la preuve de son impact sur la performance économique et financière de l’entreprise ».






