Arrêter de fumer réduirait de moitié les décès des cardiaques aux USA - AFP NetSE - Santé et Environnement

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02/02/2010

Arrêter de fumer réduirait de moitié les décès des cardiaques aux USA

GENÈVE, 1 fév 2010 (AFP) - La moitié des 400.000 décès annuels causés par des maladies cardiovasculaires aux Etats-Unis pourrait être évitée avec une alimentation plus saine et surtout un arrêt de la cigarette, selon une étude parue lundi dans le Bulletin mensuel de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).La moitié de ces 400.000 décès "pourrait être évitée si la population avait une alimentation plus saine et arrêtait de fumer", explique le coauteur de l'étude, le professeur de l'Université de Liverpool Simon Capewell, cité dans un communiqué.On pourrait parvenir à ce résultat "si seulement un fumeur sur deux arrêtait de fumer aux Etats-Unis", faisant passer le nombre de fumeurs de 25 à 12% de la population, a précisé à l'AFP la responsable du Bulletin de l'OMS, Lalagh Gollogly.L'étude tend ainsi à démontrer que des mesures incitatives destinées à changer les comportements des individus peuvent avoir des effets très bénéfiques sur le nombre de décès par maladie cardiovasculaire, a précisé le docteur Gollogly."Arrêter de fumer, manger sainement et faire des exercices physiques réguliers pourraient permettre de réduire de façon spectaculaire le risque de développer une maladie du coeur, un infarctus ou encore un diabète", insiste le coordinateur des Maladies chroniques de l'OMS, Shanthi Mendis.Mais "changer le comportement des gens est un des plus grands défis de la santé publique", reconnaît le docteur Gollogly.Les choix de vie déterminent de fait directement la santé de nombreuses personnes sur terre, relèvent les auteurs de l'étude. Près d'un milliard de personnes de par le monde sont en surpoids et si rien n'est fait, ce chiffre dépassera les 1,5 milliard en 2015, préviennent-ils.Le nombre de décès par maladies cardiovasculaires avait pu être divisé par deux dans les années 70, grâce notamment aux progrès de la médecine sur le cholestérol, l'hypertension. L'explosion du nombre de personnes obèses et souffrant en conséquence de diabète dans les années 90 a donné un coup d'arrêt à ces progrès, rappellent-ils.