02/02/2010
Des repère pour l'épidémiologie
À l’heure où l’épidémiologie est entrée dans l’« ère du soupçon »* et qu’elle connaît de sévères remises en cause de sa méthodologie et surtout de l’usage que l’on fait de ses résultats, l’INSERM décide de communiquer sur le sujet en publiant une brochure de vulgarisation scientifique.
par Emmanuel Grenier
C’est quotidiennement que des résultats d’études épidémiologiques sont portés à la connaissance du public via les médias. « Face à cette profusion d’informations sur les sujets relatifs aux interactions santé-environnement, disposer d'outils de base pour saisir la portée exacte de l’information délivée devient essentiel. » C’est ainsi que l’INSERM justifie la réalisation de cette brochure, destinée aux « lecteurs concernés ».
Les différentes types d’études épidémiologiques sont présentés et illustrés par des exemples concrets. On insiste bien sur le fait qu’un facteur de risque identifié n’est pas nécessairement un facteur responsable de la survenue de la maladie. « Mis à part certaines situations particulières, la grande majorité des maladies ont des causes multiples. »
Ces explications pourront-elles mettre fin aux affirmations simplistes et fausses que l’on trouve dans les médias ou chez les associations ? Les médecins vont-ils cesser d’affirmer à leur patient chez qui un cancer est diagnostiqué que « ce doit être le nuage de Tchernobyl » ou que « c’est sans doute l’usine d’incinération » ?
Rien ne permet bien sûr de l’affirmer, mais cette brochure y contribuera certainement. Un outil à faire connaître en tout cas et donc à télécharger rapidement sur le site de l'INSERM.
* André Aurengo, Présentation à l’Académie Nationale de Pharmacie, 2 février 2010.






